
Me voila de retour apres quelques jours d'aventures dans la region du Darien. Pour vous situer l'endroit, il s'agit de la partie Est du Panama en contact avec la Colombie. Sa situation geographique en fait un lieu peu frequente par les touristes dans la mesure ou les FARC colombiennes passent regulierement la frontiere pour semer la terreur. Mon idee etait de continuer mon cheminement sur la route panamericaine jusqu'a son terme (route coupee avant la frontiere sans doute pour limiter les transferts de drogues par la route) mais aussi d'aller au contact des tribus Emberas et Kunas de la region.
C'est un long periple d'une journee de bus sur une route mi goudronnee mi piste (entrecoupee de nombreux controles armes) qui mene jusqu'a Yaviza, terminus officiel de la route. De la, il faut prendre une pirogue jusqu'a El Real, charmante petite ville uniquement accessible par le fleuve. L'objectif etait d'acceder au parc national de Darien au niveau du Rancho Frio pour une ballade en foret tropicale.
L'experience s'est vite averee amusante dans la mesure ou rien (ou presque) n'est prevu pour les touristes. Il n'existe qu'un resto dans le village tenu par une grosse mama black et n'attendez pas de choisir le menu sur la carte, c'est plat unique. Meme chose pour le logement, un seul hotel en bois a la limite de la salubrite. Ania s'est meme fait devore par des puces au cours de la derniere nuit.
Nous etions les 2 seuls etrangers du village et il semblait que cela faisait un moment qu'ils n'en avaient pas vus. Nous etions l'attraction de tout le village et les gens etaient adorables avec nous. Tout le monde etait au courant de nos moindres faits et gestes.
Le periple en foret autour du Rancho Frio valait assurement le detour meme si, comme souvent, on entend plus qu'on ne peut voir d'animaux. Neanmoins, on a eu la surprise de croiser un serpent, des scorpions, des toucans, des pics verts et d'autres oiseaux multicolores. Mais ce qui m'a vraiment marque a ete la rencontre avec Mr Pizarro Luis, un indien Kunas qui a ete notre guide dans la foret mais qui nous a montre les techniques ancestrales de fabrication de vannerie Kunas traditionnellement transmises de pere en fils (les femmes etant specialisees dans l'habillement). C'est marrant de noter qu'il porte le nom d'un des conquistadors les plus sanguinaires a l'egard des peuples indiens.
Nous avons voulu poursuivre la remontee de la riviere vers d'autres villages mais les forces armees nous ont deconseilles pour notre securite de nous aventurer plus en amont.
Je pense rester encore quelques temps sur le Panama et faire un tour du cote de l'archipel des San Blas pour y faire la rencontres d'autres peuplades indigenes. Je profite d'etre accompagne de la charmante Ania qui partage avec moi le meme sens du voyage et qui connait pas mal de choses sur le Panama pour y avoir ete guide pendant 1 an et demi.
PS Je vais mettre un lien avec des explications plus detaillees afin de permettre a ceux qui veulent de decouvrir cet endroit magnifique.
C'est un long periple d'une journee de bus sur une route mi goudronnee mi piste (entrecoupee de nombreux controles armes) qui mene jusqu'a Yaviza, terminus officiel de la route. De la, il faut prendre une pirogue jusqu'a El Real, charmante petite ville uniquement accessible par le fleuve. L'objectif etait d'acceder au parc national de Darien au niveau du Rancho Frio pour une ballade en foret tropicale.
L'experience s'est vite averee amusante dans la mesure ou rien (ou presque) n'est prevu pour les touristes. Il n'existe qu'un resto dans le village tenu par une grosse mama black et n'attendez pas de choisir le menu sur la carte, c'est plat unique. Meme chose pour le logement, un seul hotel en bois a la limite de la salubrite. Ania s'est meme fait devore par des puces au cours de la derniere nuit.
Nous etions les 2 seuls etrangers du village et il semblait que cela faisait un moment qu'ils n'en avaient pas vus. Nous etions l'attraction de tout le village et les gens etaient adorables avec nous. Tout le monde etait au courant de nos moindres faits et gestes.
Le periple en foret autour du Rancho Frio valait assurement le detour meme si, comme souvent, on entend plus qu'on ne peut voir d'animaux. Neanmoins, on a eu la surprise de croiser un serpent, des scorpions, des toucans, des pics verts et d'autres oiseaux multicolores. Mais ce qui m'a vraiment marque a ete la rencontre avec Mr Pizarro Luis, un indien Kunas qui a ete notre guide dans la foret mais qui nous a montre les techniques ancestrales de fabrication de vannerie Kunas traditionnellement transmises de pere en fils (les femmes etant specialisees dans l'habillement). C'est marrant de noter qu'il porte le nom d'un des conquistadors les plus sanguinaires a l'egard des peuples indiens.
Nous avons voulu poursuivre la remontee de la riviere vers d'autres villages mais les forces armees nous ont deconseilles pour notre securite de nous aventurer plus en amont.
Je pense rester encore quelques temps sur le Panama et faire un tour du cote de l'archipel des San Blas pour y faire la rencontres d'autres peuplades indigenes. Je profite d'etre accompagne de la charmante Ania qui partage avec moi le meme sens du voyage et qui connait pas mal de choses sur le Panama pour y avoir ete guide pendant 1 an et demi.
PS Je vais mettre un lien avec des explications plus detaillees afin de permettre a ceux qui veulent de decouvrir cet endroit magnifique.
