jeudi 2 avril 2009

Quelques remarques sur le Panama


Me voici a la fin de mon periple en Amerique Centrale et avant d'entamer l'Amerique du Sud, je prends un peu de temps pour noter quelques ressentis sur ce passage au Panama. Tout d'abord, j'ai ete tres surpris par le cote tres cosmopolite de la societe panameenne. On ne sent pas de racisme. Il est, aussi, etonnant de croiser beaucoup d'indiens Kunas en habits traditionnels dans les rues de la ville.
On ressent tres fort l'influence nord americaine et notamment le gros ecart entre les classes sociales. On remarque a Panama, comme dans beaucoup de grandes cites, que des quartiers miserables jouxtent souvent des quartiers d'affaires tres huppes. Et ca n'explose pas ? Les gens semblent resignes. Il faut dire que les quartiers riches sont sous tres haute surveillance (cameras, vigiles armes...).
Par chance, je suis passe dans le pays 2 mois avant les elections presidentielles et j'ai pu observer le fonctionnemnt de leur democratie. Il est surprenant de voir le visages des candidats placardes sur d'immenses encarts publicitaires souvent au detriment des annonceurs classiques. Il n'y a pas forcement de slogans, ca semble plutot (c'est le cas de le dire) :"voter a la tete du client". Pourtant, les panameens semblent reellement passionne par la politique et ils l'affichent volontiers (balcons, voitures...).
Une autre chose marquante est la presse. C'est du sensationnalisme comme je ne l'avais encore jamais vu. Pour attirer le lecteur, ils n'hesitent pas a mettre en "Une" une photo trash de mort par balle et pour s'assurer une clientele masculine, une belle pinup denudee en double page centrale. "Libé" devrait penser a ca pour relancer ses ventes !
Il y aurait tant a dire et j'ai si peu de temps. Mon heure d'Internet se termine.

lundi 30 mars 2009

Au coeur du pays Kuna Yala

Tout d'abord, merci pour les commentaires que je lis regulierement avec plaisir mais auxquels je peux difficilement repondre. Veuillez m'en excuser !

Je me trouve aujourd'hui dans un lieu paisible sur les hauteurs du nom d'El Valle. C'est le lieu de residence de nombreux europeens et d'americains qui cherchent un peu de fraicheur. Je suis loge dans la famille de ma charmante guide Ania et je profite enfin de conditions d'hebergement dignes de ma condition (rires). Le programme va surtout de se soigner de diarrhees et de prendre quelques bains de boue aux sources d'eaux chaudes.


Les jours precedents etaient l'occasion pour moi de decouvrir le fameux territoires des indigenes Kunas sur la cote Caraibe. Ce sont des indiens tres fiers de leur culture qui n'hesitent pas a porter leurs costumes traditionnels y compris a Panama City. Ils ont longtemps lutte contre la domination des espagnols et ont reussi a obtenir un territoire quasi autonome. J'etais donc assez curieux d'aller a leur rencontre dans leur fief pour les observer vivre en tribu.


L'organisation de notre voyage a ete assez mouvementee car nous ne voulions pas prendre de tours organises. C'est toujours beaucoup d'efforts de negociations mais le resultat en vaut la peine. Je me refuse personnellement a payer des '' all inclusive'' hors de prix pour des prestations souvent decevantes. Je peux comprendre que l'on puisse le faire lorsqu'on manque de temps. Je pense avoir converti Ania a ce type de demarche.



Pour en revenir a ce trip, les communautes Kunas sont reparties sur les nombreuses iles de l'archipel (365 iles d'apres les guides) et les quelques iles proches du continent sont souvent surpeuplees. Ce qui marque le plus en debarquant sur ces iles, ce sont les petites cases sur pilotis qui donnent sur la mer et auxquelles on accede pas des petites passerelles de bois : ce sont les toilettes. L'autre chose siderante, pour nous europeens, est la quantite hallucinante de dechets qui flottent a la surface ou sous l'eau (piles...). L'ecologie est assuremment une preoccupation de nos societes. Certes, ce ne sont pas les iles ou vont tous les touristes (celles ci sont regulierement nettoyees). Ca n'est pas l'image idyllique que l'on se fait de ces peuplades mais c'est simplement la realite de leur vie. La plupart des habitants travaillent a la fabrication artisanale de produits Kunas (Molas...) qui seront vendus sur les marches de Panama City. Il y a un grosse diversite de revenus au sein de la communaute entre ceux qui profitent de la manne du tourisme et ceux qui vivent simplement (pecheurs, artisans).
Nous avons, tout de meme, essaye de visiter quelques iles du large. Tous les acces a ces iles sont payants et le prix depend des services proposes. Nous avons donc cherche un endroit paradisiaque un peu isole et j'en ai profite pour sonder les fonds sous marins. J'ai ete impressionne par la taille des poissons. Il a quelques pecheurs en pirogue mais ce sont des techniques de peches de surface de sorte qu'on peut facilement croiser de belles pieces (dont une superbe raie leopard) a partir de 5 metres de fond.
Le jour suivant, nous avons voulu essayer les pirogues traditionnelles. J'ai donc reussi a trouver un pecheur qui a accepte de nous en louer une de siennes. Il etait tout surpris de voir des touristes interesses par son embarcation. Nous avons donc ainsi pu visiter les iles avoisinantes plus librement. Je dois bien avouer que nous etions la curiosite du moment.
Prochaine etape : Carthagena en Colombie et debut de l'Amerique du Sud.