
Me voici a la fin de mon periple en Amerique Centrale et avant d'entamer l'Amerique du Sud, je prends un peu de temps pour noter quelques ressentis sur ce passage au Panama. Tout d'abord, j'ai ete tres surpris par le cote tres cosmopolite de la societe panameenne. On ne sent pas de racisme. Il est, aussi, etonnant de croiser beaucoup d'indiens Kunas en habits traditionnels dans les rues de la ville.
On ressent tres fort l'influence nord americaine et notamment le gros ecart entre les classes sociales. On remarque a Panama, comme dans beaucoup de grandes cites, que des quartiers miserables jouxtent souvent des quartiers d'affaires tres huppes. Et ca n'explose pas ? Les gens semblent resignes. Il faut dire que les quartiers riches sont sous tres haute surveillance (cameras, vigiles armes...).
Par chance, je suis passe dans le pays 2 mois avant les elections presidentielles et j'ai pu observer le fonctionnemnt de leur democratie. Il est surprenant de voir le visages des candidats placardes sur d'immenses encarts publicitaires souvent au detriment des annonceurs classiques. Il n'y a pas forcement de slogans, ca semble plutot (c'est le cas de le dire) :"voter a la tete du client". Pourtant, les panameens semblent reellement passionne par la politique et ils l'affichent volontiers (balcons, voitures...).
Une autre chose marquante est la presse. C'est du sensationnalisme comme je ne l'avais encore jamais vu. Pour attirer le lecteur, ils n'hesitent pas a mettre en "Une" une photo trash de mort par balle et pour s'assurer une clientele masculine, une belle pinup denudee en double page centrale. "Libé" devrait penser a ca pour relancer ses ventes !
Il y aurait tant a dire et j'ai si peu de temps. Mon heure d'Internet se termine.


