
La Bolivie me reserve decidement de bien belles surprises. Cette semaine a ete particulierement riche. Tout d'abord, je me suis tente la fameuse "Route de la Mort" en VTT. Tous les tours operators en font leur produit phare. Elle est consideree encore aujourd'hui comme la route la plus dangereuse du monde et a juste titre. La descente en VTT est certes dangereuse mais pas plus impressionnante qu'une bonne descente dans les Alpes. Il est vrai qu'a certains endroits la moindre faute peut couter tres cher. Le materiel est tres sophistique, le service parfait (bains a la fin, CD et Tee shirts offerts...). Une seule chose m'a fait regrette de prendre ce tour : le retour en minibus par la meme "Route de la Mort" !!! Il faut presicer que cette route fait gagner 30 minutes sur le retour a La Paz par rapport a la nouvelle construite (plus securisee). De nombreux chauffeurs continuent donc a l'emprunter. Le probleme, c'est qu'a de nombreux endroits, elle n'autorise le passage que d'un seul vehicule. Notre chauffeur, apparemment tres sur

de lui, roulait a une allure de fou en machant des feuilles de coca. Par 2 fois, nous avons evite le choc frontal. Pour corser le tout, la nuit et le brouillard sont venus augmenter les risques sur la partie la plus dangereuse. A bord, nous etions tous livides et tous concentres sur les reactions du conducteur. Le caoutchouc de la fenetre a sans doute garde les empruntes de mes ongles. Apres etre sorti de ce cauchemar, le vehicule a devie de la route brutalement suite ... a une crevaison. J'imagine si le destin nous avait fait ce cadeau quelques centaines de metres avant (???)
J'ai prolonge de quelques jours mon sejour a La Paz pour 2 raisons : Je me plaisais trop chez mon pote Patrice et la grande fete du "Gran Poder" arrivait en fin de semaine. Je n'ai pas eu tort de rester pour assister a cet evenement traditionnel majeur de la ville. La date coincidait avec la celebration des 200 ans de l'independance et ... au match de qualification pour la coupe du monde de football en Afrique du Sud. J'avais pu avoir un apercu des defiles une semaine avant lors des preparatifs. J'etais guidee par la charmante Guiomar qui m'avait explique les specificites de cette fete. Elle est, semble-t-il, le resultat de l'integration de la religion catholique au sein des rites ancestraux. J'ai pu aussi m'apercevoir du fait que les boliviens sont de sacres soiffards. Lorsqu'ils commencent a boire, c'est pour finir les stocks et se retrouver la tete dans le caniveau.

Les jours precedents la date tant attendue, de nombreux habitants repetent dans la rue les differentes choregraphies. Il ne s'agit pas d'etre approximatif. C'est l'evenement de l'annee. Et le jour J, c'est des 8 heures du matin que commencent a defiler les nombreux groupes costumes. Et ca ne s'interromp pas jusqu'a 16 h. Le nombre de

troupes a defiler est tout simplement impressionnant. On a l'impression que toute la ville s'y met. Les costumes sont richement decores et les troupes tres organisees. On peut seulement regretter que tout cela manque de variete tant au niveau des danses que de la musique. C'est tout de meme marrant de constater que plus l'heure avance, plus les choregraphies sont approximatives, l'alcool aidant.

En fin d'apres midi, accompagne de Christophe et Charlotte, je decidais d'aller assister au match de qualification de l'equipe nationale dans le stade le plus haut du monde, la ou quelques semaines auparavant, l'equipe d'Argentine s'etait fait corriger 6 a 1. Le spectacle commencait au abords du stade avec tous les marchands ambulants. Ca compensait l'ambiance a l'interieur meme du stade. On ne peut pas dire que les supporters boliviens soient tres extravertis. Hormis un "Bo-Bo" d'un cote du stade suivi d'un "Li-Li" et d'un "Via-Via" puis d'un "Viva Bolivia", on ne peut pas dire que les supporters soient le 12eme joueur. Ou peut etre etaient-ils convaincus de l'elimination de leur equipe face au Venezuela (1 a 0) ?
Apres un sejour de plus d'une semaine a La Paz, il etait temps pour moi de reprendre la route et d'aller voir du pays. Je decidais donc de rejoindre le point final de mon periple a savoir la Salar de

Uyuni dans le sud de la Bolivie. Sur les conseils de Patrice et d'Ismenia, j'allais prendre le train entre Ururo et Uyuni. Le trajet etait, soit disant, plus confortable que par la route et beaucoup plus beau. Le train passe en effet sur une digue au milieu d'un lac. Magique ! L'arrivee a Uyuni de nuit est un moment dont je me souviendrai. Je ne pourrais pas dire la temperature a cet instant mais je me rappelle avoir cru mourir de froid.
Un seul conseil a tous :
Venez vivre ce moment unique !!!
PS : Je pense avoir depasse mes limites physiques au froid : Deuxieme nuit dans un refuge a -14 degres puis lendemain, petite baignade dans des bains naturels avec deshabillage par une temperature avoisinant -10 degres (mais une eau a 40, heureusement).
