vendredi 9 avril 2010

Une ambiance savoyarde dans les Andes

Valparaiso, 09 Avril 2010...

Je renoue enfin avec l'ocean et les températures clémentes. Il faut dire que j'ai exposé mon organisme à de dures conditions climatiques ces derniers temps. Le résultat : je traîne une sale grippe depuis près de 2 semaines. Retour donc sur ces 10 derniers jours.

Je me suis accordé quelques jours de repos dans la charmante bourgade de Bariloche dans la région des 7 Lacs. Le coin ressemble à s'y méprendre à notre Savoie Nationale : chalets de montagne, vastes forêts de sapins, pistes de ski... C'est un peu le "Mégève" local. Toute l'aristocratie de Buenos Aires vient, apparemment, prendre ses quartiers d'hiver dans ces montagnes. Le site est assez pittoresque mais un peu trop touristique pour moi. J'en garderai, néanmoins, un bon souvenir car je me suis trouvé une auberge très sympa. On a organisé avec Pablo, l'Argentin, un magnifique Asado qui nous a pris une bonne après midi de préparation. Le choix des pièces de viande chez le boucher du coin était une vraie partie de plaisirs. Bariloche a également le bon goût d'être la capitale argentine du chocolat. Encore une bonne raison pour moi d'y séjourner sans modération. Quelques jours plus tard, j'ai rejoins 2 pôtes français (Gilles et Mat) à Saint Martin de Los Andes pour y faire une bonne grosse fête. Je ne m'attendais pas à la Belle Surprise que j'y ai croisée et qui m'a fait connaître d'autres charmes de l'Argentine ...

On m'avait beaucoup parlé d'une magnifique ascension d'un volcan en activité côté chilien à quelques encablures de la frontière. J'en ai donc profité pour rejoindre le village de Pucón. Situé au pied du Volcan Villarica, ce village est le lieu de départ idéal pour des excursions vers le cratère. Vu l'état sommaire de mon équipement et l'enneigement du sommet, je n'avais pas d'autres choix que de prendre un tour organisé. Après 4 heures d'ascension, je découvrais, pour la première fois de mon existence, un volcan "en activité" crachant sa lave incandescente dans un vacarme assourdissant. Un conseil : il faut vivre une fois ça dans sa vie ! La descente qui s'en est suivie était assez ludique et nettement plus rapide ("sur les fesses"). Autant dire que mon état de santé n'allait pas en s'améliorant...

J'ai donc pris la décision de rallier le Nord au plus vite pour retrouver de la chaleur. J'ai donc pris le bus de jour pour rejoindre la Capitale : Santiago. Je voulais me rendre compte des dégats causés par le séisme du mois de Février dernier. Un routard m'avait raconté son "périple" en bus sur la route panaméricaine alors dévastée (ponts détruits, routes défoncées...). Je dois avouer qu'il reste, certes, quelques séquelles visibles du tremblement de terre mais assez peu par rapport à ce que j'en avais imaginé. Les chiliens ont la réputation d'être de gros bosseurs. Pour le coup, ça se confirme !

Petit conseil lecture pour terminer : "Les veines ouvertes de l'Amérique Latine" d'Eduardo Galeano soustitré : "L'histoire implacable du pillage d'un continent" aux Editions Essai Poche. Ce livre est de la dynamite !!!