lundi 24 mai 2010

20 ans après...


Me voici depuis près de 15 jours en Bolivie à Cochabamba pour me remettre à niveau en parapente. J'ai longement cherché sur Internet de bons tarifs pour faire un stage et je me suis vite rendu à l'évidence que la Bolivie présentait, de loin, les meilleurs tarifs. Ainsi, on peut suivre un stage d'initiation ici pour 350 dollars ce qui représente à peu près la moitié des tarifs pratiqués en Amérique du Sud (je ne parle pas de l'Europe). J'ai donc pris contact avec Marcelo, le boss de l'Agence "Andextremo" et j'y ai retrouvé quelques routards (Henri, Simon) que j'avais rencontré sur la route auxquels j'avais refilé le plan.

Je suis retombé, il y a quelques temps, sur mon ancien carnet de vol et ça faisait exactement 20 ans que je n'avais pas remis les fesses dans une sellette de parapente. A cette époque, le sport en était à ses balbutiements. Les ailes ressemblaient beaucoup plus à des parachutes. L'activité se limitait au décollage, à quelques minutes de vol et à un atterrissage violent. Aujourd'hui, il est possible de profiter des courants ascendants pour rester plusieurs heures en vols et de jouer avec les éléments. Je n'en suis certes pas à ce point car il a fallu que je reprenne tout depuis le début. Je ne voulais pas prendre de risque sachant que je devais aussi m'habituer aux consignes de vols... en Espagnol. De plus, les conditions de vols sont assez différentes de ce que j'ai connu en France sachant qu'il s'agit ici de voler à plus de 3000 m d'altitude. L'air est beaucoup moins dense ce qui rend les phases d'envol et d'atterrissage beaucoup plus physiques. Au final, c'est un peu comme pour le vélo, les réflexes reviennent vite...

Je suis donc revenu sur Cochabamba 1 an après l'avoir quitté l'an dernier. J'avais, à l'époque, été séduit par son climat clément (printemps toute l'année) et les nombreuses possibilités d'activités de plein air possible. J'ai donc retrouvé la ville avec plaisir après un court épisode frileux à Ururo sur l'Altiplano. Je profite aussi de mon séjour ici pour prendre quelques cours. Les tarifs sont évidemment imbattables : 2 € l'heure de cours d'espagnol, 2,5 € l'heure de cours de basse... Mes journées sont donc assez remplies.

Petit conseil voyage : Pour ceux qui souhaitent se rendre au Parc Torotoro à partir de Cochabamba, ne suivez pas les conseils des différents offices de tourisme (incompétents) et demandez aux gens (2 fois plutôt qu'une) où se trouvent le lieu de départ exact et les horaires. Ca n'a rien à voir avec ce qu'indiquent les prospectus ! Ca vous évitera d'attendre et de perdre des jours !
Anecdote suite à cette petite mésaventure : Je retourne donc à l'Office de Tourisme Central pour leur narrer ma déconvenue et leur montrer la photo ci jointe. La Responsable de l'Office s'empresse aussitôt de me demander la "nouvelle" adresse exacte et recopie les horaires indiqués sur la photo (Le Responsable de la Société de bus m'ayant certifié que les horaires avaient changé depuis plus... d'un an). Etonnant, non !!!